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La nécessité d'avoir un bon jeu de Tarot |
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Trois aspects sont à considérer avant de se procurer un jeu de Tarot : |
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Il existe aujourd’hui des centaines de jeux de Tarot et chaque année de nouvelles créations en augmentent le nombre. Certains sont d’une grande beauté et d’autres, insignifiants. Personnellement, nous avons toujours été amoureux du Tarot Aquarian publié par Morgan Press, Inc. Dobbs Ferry, New 10522. Les images sont superbes ! Il en existe d'autres comme le Tarot d'Oswald Wirth, mais il ne faut pas mélanger ces Tarots avec ceux de la Tradition de Marseille.
Le Tarot Aquarian et le Tarot d'Oswald Wirth Ce n’est pas le moment de discourir sur l’origine de cette tradition. Personnellement, nous avons la preuve que ce modèle dit de Tarot de Marseille fut l’original et que les plus anciens Tarots italiens connus l’ont copié. Certes, certains peuvent argumenter que « présentement » les plus anciens Tarots connus de cette tradition se situent autour de 1700, avec le Dodal de 1701, maître cartier à Lyon, puis le Payen de 1743, maître cartier d’Avignon, et le Convers de 1760, maître cartier à Marseille. Si aujourd’hui nous ne possédons pas de jeux plus anciens, la faute en incombe aux autorités de l’époque qui exigèrent le 19 octobre 1701, la destruction des moules qui servaient à la fabrication des cartes et le 17 mars 1703, imposèrent aux particuliers de ne plus se servir des cartes de l’ancien portrait... Le but avoué était de moderniser les jeux en fonction de l’époque quand le motif déguisé était tout simplement mercantile. Fort heureusement, les moderniser ne signifiait pas qu’il fallait réinventer les dessins. Le concept de l’arcane fut préservé. Il suffit de regarder les Tarots historiques pour s’apercevoir qu’il existe, Dieu merci, une continuité du contenu. Certes, lorsque le maître cartier Convers dessina son Tarot en 1760, en modifiant d’une façon dramatique la symbolique originelle, il sonnait le glas de la tradition authentique de Marseille... Il venait de créer SA tradition de Marseille. Si le Convers, par « sa touche personnelle », a permis une diffusion plus populaire du Tarot de Marseille, il n’en demeure pas moins qu’il a « copié » d’autres Tarots qui le précédaient. À titre d’exemple, comparons le cavalier d’épée du Tarot de Jean Pierre Payen de 1743 avec celui du Convers de 1760. On constate dans le deuxième jeu une contrefaçon évidente, avec entre autres choses, sur la croupe du cheval, une fioriture quasi identique, alors que le sol noir est devenu par la magie du Convers… un simple sol de couleur or. Cela se passe de commentaires…
Le Chevalier de Jean de Payen et le Cavalier de Convers Malgré toutes les critiques que nous pouvons faire sur l’évolution de cette tradition, il n’en demeure pas moins que la tradition de Marseille, qu’elle soit du Convers ou non, garde pour l’essentiel les traces du Tarot originel. Prenons en exemple LA·MAISON·DIEV. Sur le dessin de l’arcane, se retrouve une maison au faîte qui se soulève mais qui ne s’effondre pas. Lorsqu’on décode le sens de cet arcane, on découvre qu’il ne peut s’agir d’une destruction… Pourtant, tous les auteurs s’obstinent à voir ou à redessiner une maison qui s’effondre.
Vous êtes en droit de savoir que l’histoire se plaît à faire des pieds de nez, car parmi les jeux de Tarots les plus anciens, tels que les Tarots italiens de Visconti des années 1450... on n’a jamais retrouvé cette carte. Une simple réflexion démontre l’absurdité de symboliser cet arcane par une maison qui se détruit : Dans le Tarot, il n’existe aucun arcane qui expose un principe fondamentalement mauvais ! Alors pourquoi cet arcane devrait en être l’exception ? |
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On oublie trop souvent que les lettres qui forment des mots sur votre écran d’ordinateur sont des symboles qui, liés ensemble, forment une idée. Au Moyen-Âge, pour éduquer le peuple analphabète, les autorités choisirent de développer l’image. L’ensemble des images – qui remplaçait les mots – formait des histoires. On retrouve ce principe dans la réalisation d’une bande dessinée. Les concepts de chaque arcane sont précis et ils ne permettent pas une mauvaise interprétation, tout comme on ne mélange pas dans le mot « mère » le m avec le p, car cela donnerait le mot « père ». Malheureusement, le marché fort lucratif de la fabrication des cartes attira toutes sortes de gens, plus intéressés par l’argent que par la connaissance transmise par ce jeu de cartes. Avec le temps, il finit par s’altérer : des fautes d’orthographe apparurent, des doigts disparurent, des détails changèrent, et ces erreurs n’avaient rien à voir avec des messages occultes ! Quel jeune tarologue n’a pas cru que ces « anomalies » étaient voulues ? Il est facile de trouver une explication irrationnelle pour expliquer pourquoi, par exemple, le nombre romain de l’arcane de L’EMPEREVR s’écrit IIII et non IV comme il est enseigné à l’école. On peut soulever l’hypothèse que le principe 5 (en chiffre romain V) ne pouvait exister (ou se manifester) avant celui du 4. L’idée, même simpliste, est plaisante, mais elle n’a rien à voir avec l’explication réaliste : c’est tout simplement comme cela qu’on l’écrivait à l’époque. Il ne faut jamais perdre de vue qu’au Moyen-Âge, la plupart des gens ne possédaient pas toute l’instruction des clercs ! De plus, la manière d’écrire variait d’une région à une autre. On trouve des inscriptions avec pour premier I un j : jIII ou encore avec des i : jiii. Il faut faire la distinction entre ce qui fut ajouté et ce qui était voulu. J’en veux pour preuve le bâton que porte sur l’épaule LE·FOL : il a la forme d’une cuillère. Pourquoi une cuillère ? Est-ce une fantaisie du graphiste ou un détail réaliste ? Et bien, rares sont ceux qui connaissent un proverbe médiéval qui dit : « Qui veut dîner avec le diable doit avoir une cuillère à long manche ». Effectivement, c’est plus commode pour ne pas se brûler les doigts en mangeant avec lui !
Il faut se méfier des auteurs qui expliquent une anomalie sans la justifier ou sans en apporter la preuve historique ! Leur imagination délirante n’aide pas à donner des lettres de noblesse au dessin des arcanes. Le monde de la tarologie est rempli de ces pseudo-connaissants qui abusent de l’ignorance de leur lecteur. Dans l’esprit des créateurs de tarot, l’image devait « simplement » parler par elle-même... et ce, même, si elle détenait différents niveaux de perception, tout comme une phrase peut détenir plusieurs sens. Le mécanisme qui permet de piger une carte repose sur une attirance visuelle. Je suis désolé de décevoir les personnes qui passent leur main sur les cartes avant de les tirer, mais l’expérience démontre que cela ne fonctionne pas vraiment. Réfléchissez, si cela fonctionne, la main qui sentirait l’énergie dégagée par les cartes, serait toujours portée vers celles qui lui sont naturellement agréables, ou du moins vers le même genre d’énergie, donc le même type de cartes… Le phénomène d’attirance visuelle est le même qui préside à la divination par le thé. Il suffit qu’au fond de lui-même le clairvoyant s’interroge sur une question spécifique : amour, travail, argent, etc., pour que le regard soit attiré vers des feuilles de thé formant, par exemple, un cœur révélant la félicité ou une croix pour symboliser une rupture. La réussite d’un bon tirage dépend du genre de graphisme se retrouvant au dos des cartes. Malheureusement, la plupart des jeux de tarot ont un endos comportant une ou deux couleurs, avec un dessin trop souvent uniforme. La raison est uniquement économique. Chaque couleur supplémentaire augmente le coût des cartes. Quelle chance que les Éditions de Mortagne aient accepté la reproduction de l’endos du jeu de Kris Hadar tel qu’il fut conçu pour la divination. Il suffit de comparer l'endos de ce jeu...
... avec 2 autres jeux pour comprendre la pertinence de cette remarque !
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