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Une prise de conscience de l'histoire des nombres |
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Au Moyen-Âge, ces opérations réclamaient de longues heures de calcul. Tout se simplifia le jour que fut accepté le système décimal et que le zéro fut conscientisé. Pour l'instant, contentons- nous de dire comme les voies officielles : Nous le devons à l'Inde (vers le Ve siècle). Nous verrons en tant et lieu que le concept du zéro était parfaitement intégré depuis plus longtemps dans les anciennes cultures... Les livres d'histoires racontent que les chiffres hindous que nous utilisons : de 1 à 9, furent diffusés par les Arabes, d'où leur nom de chiffres arabes. On dit aussi que c'est le moine Occitan Gerber d'Aurillac, qui deviendra Pape sous le nom de Sylvestre II, qui les introduit en France en 999. Certes, Gerber améliora le système des abaques en imposant des jetons (ou abices) allant de 1 à 9, mais cela ne changea pas pour autant les méthodes de calculs ancestraux. Il fallut attendre la Renaissance et l'invention (ou le perfectionnement) de l'imprimerie par Gutenberg en 1434, pour qu'ils deviennent couramment utilisés. En fait, c'est l'imprimerie qui uniformisa et généralisera les 9 chiffres plus le 0. La conclusion va de soi : la numérologie d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celles des anciens et corollaire, les anciens utilisaient les chiffres pour des raisons différentes que nous. Il faut rester extrêmement prudent lorsque l'on se réclame d'eux.
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En dehors du mode de calcul servant à comptabiliser les objets de la vie courante, la science des nombres était avant tout une science du sacré : elle permettait d’appréhender la divinité. Chaque civilisation développa son système. Nous nous bornerons à signaler celui qui a influencé la numérologie moderne : la numération alphabétique. Elle consiste à utiliser les lettres d’un alphabet pour un nombre. Deux exemples avec l'alphabet grec et hébraïque :
L’alphabet grec composé de 24 lettres * Lettres grecques tombées en désuétude dans l'usage courant, faisant passer le nombre de lettres de 27 à 24.
L’alphabet hébraïque composé de 22 lettres * Lettres hébraïques finales qui changent de formes lorsqu'elles sont à la fin d'un mot. Avec ce genre d'alphabet, une lettre vaut un nombre et un nombre vaut une lettre. Cela permettait de codifier chaque mot et d'en mesurer le pouvoir. Ainsi chez les juifs, le nom de Dieu Y H V H (%&%*) vaut : 10 + 5 + 6 + 5 = 26. Tous les mots et les expressions dont la numération est un multiple ou un sous-multiple de 26 devait avoir un rapport avec Dieu. Sur un autre plan, puisque chaque chiffre est une lettre, chaque lettre est un symbole. Ce symbole doit être le reflet de la réalité ou du moins, celle que l'on peut saisir. Il n'y a pas besoin d'être sorti des grandes écoles pour remarquer que tout dans la nature est composé d'un pénétrant et d'un pénétré. Le pénétrant est naturellement symbolisé par le nombre 1 et le pénétré par le nombre 0, à l'image de la sexualité humaine, le 1 symbolisant le masculin et le 0 le féminin. |
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Dès la création de la numérologie, le système binaire s'impose et l'informatique d'aujourd'hui n'est qu'un étrange retour aux sources ! Les historiens des nombres comme Georges Ifrah (Histoire universelle des chiffres) ne s'intéressent qu'au plan strictement mathématique. Ils passent sous silence, que la science des nombres des anciens est avant tout une science du sacré. Avant d'être un signe, le chiffre est avant toute une vision de la perception du monde. Il est un concept exposant le plan divin. Qui dit plan dit nécessairement géométrie divine. Nous sommes loin des intégrales inventées par l'Arabe al-Khwârizmî au IXe siècle. Les rapports entre les nombres ne sont pas fonction d'une formule mathématique, mais bien de leur propriété réciproque.
Les Égyptiens connaissaient un triangle qui leur était sacré : le triangle 3, 4, et 5. Ce triangle était d'une grande utilité, car il leur permettait de tracer des angles droits. Ils prenaient une corde et ils lui faisaient 13 nœuds ou 12 espaces. Ils en comptaient 3 espaces et fixaient la corde (le point b). Ils en comptaient 4 autres et à nouveau fixaient la corde (le point c). Il suffisait de tirer sur les bouts restants (les points a et d) et de les joindre. Ils obtenaient obligatoirement en b un angle droit. C'est ce que confirme le théorème de Pythagore qui dit que le côté (ab)2 + (bc)2 = (ac)2. Soit : (ab)2 + (bc)2 = (ac)2 = 32 + 42 = 52 = 9 + 16 = 25
On pourrait, à l'image de Georges Ifrah s'arrêter là, mais vous conviendrez que nous passerions à côté de l'essentiel. Ce triangle 3, 4, 5 qui est encore utilisé par les maîtres charpentiers d'aujourd'hui, détient une grande symbolique. Nous avons vu que le nombre 3 représentant l'esprit et le nombre 4 la matière, le nombre 5 ne pouvait symboliser que celui qui fait le pont entre l'esprit et la matière : l'Homme. Le 5 devenait le lien qui unissait Dieu à son représentant l'homme.
Cette géométrie symbolique existe aussi chez les grecs. Le tétraktys de Pythagore est là pour nous le rappeler. Les disciples de Pythagore juraient sur cette figure en disant : Je le jure par celui qui a révélé à notre âme la Tétraktys, qui a en elle la source et la racine de l'éternelle nature Ces quelques commentaires suffisent à exposer que la numérologie sacrée des anciens reposait sur 10 chiffres et non sur 9 comme l'est la numérologie moderne développée par l'américain Kevin Quinn Avery. Pour ceux qui douteraient encore de cette information, nous citons un passage du Sepher Yetzirah : Dix sont les nombres sortis du néant, dix et non neuf, dix et non onze. Saisis cette grande sagesse, pénètre cette Connaissance. Exerce ton esprit sur les dix, cherche, note, pense, imagine, rends les choses évidentes et reconduis le Créateur à son trône. Pour les Hébreux et les Grecs qui utilisent l'alphabet numéral, si un nombre est une lettre, cette lettre est aussi l'expression du verbe créateur de Dieu. Chaque mot possède en soi la puissance de son expression. Avec le son, on peut créer des phénomènes vibratoires qui ont des incidences physiques, tels que briser le cristal ou psychiques, tels les mantras. Que la numérologie moderne utilise la numérologie des noms part d'un bon sentiment... malheureusement, pour les alphabets anciens, notamment l'Hébreu, chaque lettre est avant tout un son. Or dans l'alphabet d'aujourd'hui, en dehors des voyelles, pour faire un son, il faut combiner une voyelle et une consonne ! Honnêtement, si nous prenons un appareil servant à mesurer l'amplitude du son et si nous prononcions le mot « Nathalie », croyez-vous qu'en modifiant l'orthographe en « Nataly », cela modifiera l'amplitude vibratoire de son nom ? Bien sûr que non ! Si la science des sons existe encore, force est de constater qu'elle n'est plus aujourd'hui une science numérale du son crédible, valide et vérifiable... Ces diverses réflexions sur la numérologie des anciens ne cherchent pas à détruire la numérologie de Kevin Quinn Avery. Kevin Quinn Avery a pu créer une nouvelle science, tout comme les chinois l'on fait avec le Yin-king qui est une numérologie à base 8. En établissant les faits, nous critiquons les lettres de noblesse que se donnent les numérologues modernes en s'appuyant sur la numérologie grecque ou hébraïque. Nous avons vu que la numérologie des anciens se compose de 10 éléments et non 9, tout comme nous ne pouvons ignorer que l'alphabet moderne possède 26 lettres alors que celui des grecs (et donc de Pythagore) a 24 lettres… On reste perplexe sur la légitimité de la roue de Pythagore qui donnerait une valeur numérale au lettre de notre alphabet. Un des principes qui dirigent la pensée de Kris Hadar est : Rien croire sans savoir ! Si Saint Thomas a pu toucher pour voir, nous sommes aussi en droit d'exercer ce privilège ! |
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